Nous sommes tous concernés par le VIH

Le virus peut toucher tout le monde, quelle que soit la couleur de peau, l’origine, l’orientation sexuelle, le statut social, l’âge… Ceci dit, à cause de nombreux facteurs influant sur la santé sexuelle, l’infection touche certaines communautés plus que d’autres. Les communautés les plus affectées sont les suivantes :

  • Les hommes gais, bi, trans, et les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes;
  • Les personnes appartenant aux communautés d’origine africaine et caribéenne;
  • Les consommateurs de drogues injectables;
  • Les peuples autochtones;
  • Les femmes qui appartiennent aux communautés ci-dessus ou qui s’adonnent avec elles à des activités qui présentent un risque élevé.

Les hommes gais, bi ou trans, et les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes

Les hommes gais, bi, trans, et les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HRSH), constituent la communauté la plus sévèrement touchée par l’épidémie du VIH/sida.

57% de la population infectée par le VIH sont des hommes gais, bi, trans ou HRSH

(Source: Ministère de la santé et des soins de longue durée de l’Ontario 2008)

46% des nouvelles infections affectent des hommes gais, bi, trans ou HRSH

(Source: Ministère de la santé et des soins de longue durée de l’Ontario 2008)

20% des hommes séropositifs gais, bi, trans ou HRSH ignorent qu’ils vivent avec le VIH

(Source: Agence de la santé publique du Canada 2011)

À Toronto, il est estimé que 23% des hommes gais, bi, trans, ou HRSH vivent avec le VIH

(Source : Étude M-Track 2011)

Prêt de la moitié des nouvelles infections au VIH touche des hommes gais, bi, trans ou les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes. La prévention est donc plus que jamais d’actualité pour les hommes.

Mais ces efforts de prévention sont mis à mal par la stigmatisation liée au VIH. Les préjugés, les croyances, la honte, la peur, la culpabilité… Tout cela contribue aux comportements sexuels à risque et impacte négativement l’ensemble de la communauté, autant les personnes séropositives que séronégatives. Sans compter les impacts psychologiques que la marginalisation peut avoir sur les personnes vivant avec le VIH.

En se basant sur de fausses suppositions pour justifier une relation non protégée, il est tout à fait possible d’avoir une relation à risque avec une personne séropositive, particulièrement lorsque l’on sait que près d’un tiers des hommes séropositifs ignore qu’ils vivent avec le virus. Le dépistage fait partie intégrante de la prévention. La sensibilisation au VIH/sida contribue à réduire les stigmas et l’impact négatif sur la communauté.

Les personnes appartenant aux communautés africaine et caribéenne

C’est le deuxième groupe le plus à risque dans la province de l’Ontario.

18% des personnes vivant avec le VIH sont des personnes appartenant à ces communautés, infectées après avoir eu des relations hétérosexuelles

(Source: Ministère de la santé et des soins de longue durée de l’Ontario 2008)

29% des nouvelles infections affectent des personnes appartenant aux communautés africaine et caribéenne

(Source: Ministère de la santé et des soins de longue durée de l’Ontario 2008)

34% des personnes hétérosexuelles séropositives ignorent qu’elles vivent avec le VIH

(Source: Agence de la santé publique du Canada 2011)

Plus de 54% des nouvelles infections chez les femmes a lieu chez les femmes appartenant aux communautés africaine et caribéenne.

(Source: Agence de la santé publique du Canada 2011)

Depuis quelques années, le taux d’infection a augmenté chez les canadiens d’origine africaine et caribéenne. Près d’une personne sur cinq vivant avec le VIH appartient aux communautés africaine, caribéenne et noire, alors que ces dernières représentent moins de 4% de la population de l’Ontario. La transmission du VIH au sein de ces communautés s’effectue principalement à travers des relations sexuelles hétérosexuelles.

Plusieurs facteurs accroissent la vulnérabilité au VIH chez les personnes des communautés africaine, caribéenne et noire, comme par exemple le racisme, la discrimination fondée sur le genre, le statut socioéconomique ou le genre. La stigmatisation et la peur du rejet pousse au déni de l’existence du VIH et au silence.

Mais en évitant les questions liées au VIH, on évite également le diagnostic et on retarde le traitement et les soins. Un dépistage anonyme peut répondre au besoin de confidentialité et la participation à des groupes de soutien permet aux personnes vivant avec le VIH de retrouver un sentiment d’appartenance.

Utilisez les ressources de ce site pour vous renseigner sur le VIH/sida, et initiez une conversation ouverte au sein de votre famille ou communauté afin d’améliorer la compréhension du VIH/sida, et de réduire la stigmatisation et les risques de transmission.

Les consommateurs de drogues injectables

Le partage de seringues entre personnes qui consomment des drogues injectables est une source de transmission du VIH et de l’hépatite C.

7% des personnes vivant avec le VIH sont des consommateurs de drogues injectables

(Source: Ministère de la santé et des soins de longue durée de l’Ontario 2008)

6% des nouvelles infections affectent des consommateurs de drogues injectables

(Source: Ministère de la santé et des soins de longue durée de l’Ontario 2008)

L’utilisation d’un matériel neuf et stérile à chaque prise en primordial pour réduire les risques.

Des programmes de réduction des risques de transmission et des méfaits, ainsi que des programmes d’échange de seringues, sont disponibles dans certaines régions de l’Ontario.

Ces programmes proposent également des services supplémentaires de dépistage, de vaccination, de distribution de nourriture et vêtements, de l’aide à la recherche d’emploi, des soins médicaux, des traitements de maintien à la méthadone.

35 programmes d’échange de seringues sont disponibles en Ontario. (Source: Ministère de la santé et des soins de longue durée de l’Ontario 2008)

Les peuples autochtones

Les peuples autochtones sont affectés de manière disproportionnée par l’épidémie au VIH. Bien qu’ils ne représentaient que 3,8% de la population canadienne en 2008, l’Agence de la santé publique du Canada estime qu’elle représente cependant 8% de toutes les personnes vivant avec le VIH au Canada.

8% des personnes vivant avec le VIH au Canada font partie des communautés autochtones

(Source: Ministère de la santé et des soins de longue durée de l’Ontario 2008)

16% des nouvelles infections au Canada affectent des personnes des communautés autochtones

(Source: Ministère de la santé et des soins de longue durée de l’Ontario 2008)

30% des femmes vivant avec le VIH au Canada font partie des peuples autochtones

(Source: Agence de la santé publique du Canada, Rapport de surveillance du 31 décembre 2014)

Stigmatisation, accès insuffisant aux services de santé et à l’éducation, usage risqué d’alcool et de drogues, pauvreté, emprisonnement, troubles de santé mentale… Les peuples autochtones sont affectés de manière disproportionnée par tous ces facteurs qui augmentent le risque d’être exposé au VIH. Les infections au VIH chez les Autochtones touche particulièrement les jeunes et les femmes. Par ailleurs, l’utilisation de drogues injectables constitue la catégorie principale d’exposition au VIH pour les hommes et femmes autochtones.

Les femmes

Les femmes ne sont pas à l’abri de l’épidémie, en particulier celles qui appartiennent aux communautés à risque, ou qui s’adonnent avec elles à des activités à risque.

18% des personnes vivant avec le VIH sont des femmes

(Source: Ministère de la santé et des soins de longue durée de l’Ontario 2008)

25% des nouvelles infections affectent des femmes

(Source: Ministère de la santé et des soins de longue durée de l’Ontario 2008)

54% des nouvelles infections chez les femmes a lieu chez les femmes appartenant aux communautés africaine et caribéenne

(Source: Agence de la santé publique du Canada 2011)

Sur le plan biologique, les femmes sont plus vulnérables au risque d’exposition au VIH que les hommes lors d’une relation sexuelle vaginale. Mais c’est l’écart entre les pouvoirs socioéconomiques et physiques qui compromet le plus la sécurité sexuelle des femmes. Le simple fait de vouloir négocier des pratiques sexuelles sécuritaires peut les exposer à une réaction de peur, de violence ou de rejet de l’homme. Les femmes victimes de violence sont d’ailleurs plus exposées au risque de transmission du VIH.

Par ailleurs, il existe une tendance à associer l’absence de l’usage du condom à la confiance ou à la fidélité. Quand ce n’est pas pour éviter une grossesse, le condom est plus rarement utilisé.

Il ne faut pas attendre de tomber malade pour savoir si l’on est infectée. Le plus tôt vous serez dépistée, le plus tôt vous pourrez commencer un traitement. Cela peut être compliquer de parler de dépistage à son partenaire. Si cela est difficile pour vous, vous aurez peut-être besoin de support. Des organismes spécialisés, administrés par des femmes pour les femmes, pourront vous apporter les conseils nécessaires. Consultez notre liste.

Si vous comptez avoir un enfant, il est préférable de savoir au plus tôt si vous êtes séropositive. Des traitements existent pour réduire le risque de transmission à l’enfant. Mais encore une fois, le plus tôt le diagnostic est posé, le plus de choix s’offriront à vous.

Prévenir la transmission du virus

Vous êtes séronégatif et souhaitez le rester? Vous êtes séropositif et souhaitez protéger vos partenaires sexuels?