Au Canada et en Ontario l’épidémie de VIH ne recule pas

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre le sida, mardi 1er décembre, le monde peut se réjouir des avancées dans beaucoup de pays du Sud. Force est de constater qu’il n’en va pas de même au Canada. « Malgré diverses stratégies de prévention, l’épidémie du VIH reste toujours active », et continue de se propager à un rythme qui ne fléchit pas, comme le relève une étude par l’Agence de la santé publique du Canada publiée en 2014. Elle affecte tout particulièrement les jeunes hommes ayant des rapports homosexuels.

  • 75 500 Canadiens vivaient avec le VIH à la fin de 2014 dont plus de 26,000 personnes en Ontario.
  • Ce chiffre représente une augmentation de 6 700 personnes (9,7 %) depuis 2011.
  • Le taux de prévalence du VIH est de 212 sur 100 000 personnes vivant au Canada.
  • La prévalence du VIH a augmenté dans les années 1980, a ralenti au milieu des années 1990 puis a recommencé à augmenter vers la fin des années 1990. Cette augmentation est attribuable aux nouvelles infections par le VIH ainsi qu’à la réduction du nombre de décès grâce aux options de traitement efficaces.

L’épidémie du VIH est principalement concentrée chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH) en Colombie-Britannique (45,5 % des personnes vivant avec le VIH), en Ontario (56,0 %), dans les provinces de l’Atlantique (54,2 %) et au Québec (54,3 %). Ces estimations incluent les hommes dont le statut VIH était le résultat des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes et les hommes dont le statut VIH pouvait être attribué soit aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes soit à l’usage de drogues injectables (HARSAH-UDI).

Les participants plus jeunes étaient moins susceptibles de recevoir des soins continus, de suivre le traitement anti-rétroviral (TAR) ou d’avoir une faible charge virale. Selon les chercheurs ontariens, les facteurs suivants auraient un impact sur les personnes plus jeunes :

  • Consommation de drogues/d’alcool
  • Diagnostic de VIH récent
  • Stigmatisation du VIH
  • Préoccupations concernant la confidentialité
  • Manque d’options de transport
  • Sentiments d’invincibilité
  • Mauvaise connexion avec le système médical et de soins et les agences et services communautaires

« Le fait que l’augmentation soit beaucoup plus marquée chez les jeunes hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes est un constat alarmant », estime Eric Cader, directeur général VIH/sida-Toronto.

Pour lui et lui et son équipe, « il est essentiel que les populations les plus exposées, et notamment ces jeunes hommes ayant des rapports homosexuels, aient un recours répété aux tests ».

Action positive VIH/sida lancera différents types d’activités entre hommes exclusivement : activités sociales, de rencontres, d’information et de prévention dès le 18 décembre 2015. Inscrivez-vous à notre liste d’envoi pour recevoir nos infolettres et les annonces importantes sur nos programmes de prévention en écrivant à info@actionpositive.ca Vos renseignements personnels sont toujours traités de façon confidentielle et ne seront jamais partagés.

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